Des enfants dans l'attente des cadeaux
Des enfants dans l'attente des cadeaux

 Patar Lia/ Maintien des enfants à l'école: Le secret de l’Afee

 

 Les autorités sénégalaises crient sur tous les toits, le concept ‘ l'éducation pour tous les enfants’.Des initiatives certes, mais sur le terrain  la réalité est tout autre. Dans les zones rurales, aller à l'école pose problème, y rester constitue aussi une problématique: Le manque de moyens, les difficultés pour satisfaire ses besoins, l’insuffisance d'infrastructures sont évoqués.

 

 

 Samedi, 08 mars 2014. La communauté internationale a célébré la journée mondiale de la femme. Dans la capitale sénégalaise, autorités et quelques organisations de la société civile sont restées à Dakar.

Les responsables de l’Afee, association femme enfant, environnement ont choisi la communauté rurale de Patar Lia dans le département de Gossas pour célébrer ce 08 mars à leur manière: remettre des cadeaux à 2500 enfants de 0 à 15 ans des villages de la localité. Ces cadeaux sont pour la plupart des habits destinés à tous les enfants de Patar Lia. Ces cadeaux sont des sources de motivation pour encourager le maintien à l’école. « Des parents nous ont dit à chaque fois, qu'un enfant  refuse d'aller à l’école, il suffit de lui signifier qu’il n'aura pas de cadeaux de l’Afee, aussitôt, il change d'avis. Il prend son sac pour rejoindre ses camarades de classe » confie la présidente de l'association femme, enfant, environnement. Les propos de Madame Seynabou Tall Wade sont confirmés par le monsieur El hadji, parent d'élève. « Tous les enfants sont pressés de prendre le chemin de l'école à cause de ces cadeaux »l’association femme, enfant , environnement intervient dans la zone de Gossas depuis prés de 18 ans. Ses activités ont permis à des centaines de femmes de bénéficier des projets comme les banques céréalières, d’unité de transformation de céréales, des structures sanitaires, éducatives  entre autres. Des activités rendues possibles grâce au soutien de partenaires et de volontaires. C’est le cas de Alan Burner, ancien ambassadeur de la Grande Bretagne à Dakar qui au cours d'une marche , a récolté des fonds ayant servi à la construction de l'unité de transformation de céréales installée à Londior.Des bonnes volontés comme Marie- Odile Crimon et Christian Blavet qui ont assisté à la cérémonie de remise de cadeaux, ont exprimé leur satisfaction et se sont engagés à soutenir ces projets visant à améliorer les conditions de vie des enfants , surtout en zone rurale. Venu représenter l’État, le sous préfet de l'arrondissement de Ouadiour dit reconnaitre les efforts fournis par la structure dirigée par Madame Wade dans la lutte pour le maintien des enfants à l'école.

En attendant de grandes initiatives de la part du gouvernement, Afee se fait la bonne tutrice dans le département de  Gossas où  tout est urgence et priorité pour des milliers d'enfants qui ,au moins ont affiché le sourire , le temps d'une journée.

       


 Quand les enfants imitent les ainés    

   

  Ils étaient prés de 250 enfants à se retrouver au centre Marie Immaculée des Parcelles Assainies.Après plusieurs semaines d'apprentissage, de jeux, ils ont montré leur talent de danseur auprès des parents, proches, camarades de classe, enseignants entre autres. Le mouvement des scouts et guides du sénégalais ,l'initiateur a laissé entendre que ces activités ont permis aux enfants d'avoir des préoccupations.En restant à la maison pendant les vacances, ils encourent plusieurs risques.Certains sont souvent victimes d'agression ou de violence.D'autres peuvent  se retrouver dans la rue. Pour éviter tous ces problèmes, les scouts et guides du Sénégal ont jugé nécessaire de rassembler ces enfants, le temps d'une fête.Ils ont chanté dansé et montré quelques facettes de la culture sénégalaise.Le baptême chez l’ethnie "ndiago", le mariage chez le serer, la circoncision au pays des diolas, tout au menu de la cérémonie de ces enfants.Au cours de la manifestation, les adultes eux aussi,se sont rivalisé d'ardeur avec ces enfants qui ne demandent qu'une chose;une meilleure considération.Cette considération , c'est ce que le représentant de L’UNICEF à Dakar a souhaitée.

 

nouveau-né retrouvé mort dans une poubelle
nouveau-né retrouvé mort dans une poubelle


Médina: Le corps sans vie d'un bébé dans une poubelle,met tout le quartier dans l'émoi

 

C'est dans cette poubelle de couleur "gris" sur laquelle on peut lire 'cadak-car' que le corps sans vie d'un nouveau-né a  été retrouvé par un jeune du quartier de la Médina à Dakar.A l'intérieur, il ya du tout: sacs vides, sachets en plastique, aliments pourris,bidons, tout un arsenal d'ordures a été mis dans cette poubelle,objet de toutes les attractions.Des centaines de curieux, des enfants en particulier

(voir photo), sont venus aux nouvelles.Chacun explique sans comprendre pourquoi le nouveau-né , un prématuré de surcroit est jeté dans cette poubelle, exposée en  pleine route sur l'avenue Blaise Diagne qui mène au centre ville.

C'est un éboueur qui a découvert le sachet en noir dans lequel est mis ce nouveau -né. Les sapeurs pompiers informés par un passant, ont pu acheminer la victime à l’hôpital, en présence de la police.Une enquête a été ouverte pour connaitre les raisons et l'auteur de cet acte jugé ignoble.Sur place, c'est l'indignation la plus totale.On pouvait  entendre des messages du genre "la personne qui a fait ça est inhumaine", un autre de dire "elle mérite la peine de mort", "elle pouvait confier le bébé aux sœurs de la Médina pour sa prise en charge et sa protection"

D’après certains témoignages, des cas de  bébés jetés dans des poubelles ou des ordures sont souvent notés.D'où leur appel "il faut dénoncer et combattre le phénomène".

1 an aprés la mort de 9 talibés
1 an aprés la mort de 9 talibés

  Médina:Des défenseurs des enfants plaident pour plus de sécurité et de protection

   

Des colombes entre les mains lesquelles jetées au dessus de la tête,des enfants et des journalistes ont manifesté dans les rues de la Médina.Une manifestation à la mémoire des 9 talibés morts le 03 mars 2013 dans un incendie.Le drame a eu lieu dans une école coranique où dormaient une prés de 40 talibés.Les manifestants ne veulent plus voir ce genre de cette situation, ont t-ils  dit soutenu.


Nous avons parcouru une enquête publiée  par L’UNICEF. L'étude a révélé que le phénomène de la mendicité des enfants dans la région de Dakar touche environ 7 600 individus, dont plus de 2 200 sont dans le département de Dakar (30 %), 1 900 dans le département de Pikine (25 %) 1880 dans le département de Rufisque (25 %) et 1 480 dans le département de Guédiawaye (20 %).

 

Dans l’ensemble, les enfants mendiants sont très jeunes : leur moyenne d’âge se situe autour de 11 ans ; lors de l’enquête, le plus jeune avait 2 ans, et près de la moitié n’avait pas 10 ans. Les garçons représentent la quasi-totalité de ces mendiants ; les filles ne sont que très marginalement concernées.La grande majorité des enfants mendiants (90 %) sont des talibés. (95 %) de la région de Dakar.

 

Les conditions difficiles de la vie en milieu rural provoquent souvent une relocalisation permanente ou saisonnière des écoles coraniques dans un milieu urbain. Les régions où la pauvreté est très répandue, telles que Kolda et Kaolack, semblent également être celles qui pourvoient le plus grand nombre d’enfants mendiants, surtout les enfants talibés. Les enfants mendiants non talibés, Par contre, proviennent surtout de la région de Dakar.

 

Près de la moitié des enfants mendiants sont d’origine étrangère, natifs de pays limitrophes pour la plupart: la Guinée-Bissau, la Guinée, le Mali, la Gambie, notamment. La quasi totalité des enfants talibés (98 %) rapportent que c’est leur maître coranique qui les envoie mendier, alors que selon 62 % de non talibés, la mendicité s’est imposée comme un moyen de pouvoir satisfaire leurs besoins ou à ceux de leur famille. enfin, plus de 12 % des enfants non talibés associés à la mendicité  escortent en fait une personne en situation de handicap. Ils peuvent donc être considérés comme « accompagnateurs de mendiants ».

 

-Seuls 3 % des enfants mendiants déclarent être orphelins. Le taux d’enfants dont un seul des deux parents est vivant est plus important chez les non talibés que chez les talibés. Près de 37 % des enfants mendiants déclarent garder un contact permanent avec leur famille. Les enfants mendiants qui n’ont plus aucun contact avec leur famille, sont plus représentés dans le groupe dés 2 à 8 ans.  

 

Le revenu des enfants talibés qui mendient est avant tout destiné au marabout. Les talibés doivent pourvoir à leurs besoins propres, mais ils doivent également mendier durant une bonne partie de la journée, et rapporter quotidiennement de l’argent au maître coranique. Le revenu moyen des enfants mendiants est d’environ 450 francs CFA par jour. Le gain des talibés (soit 400 francs CFA en moyenne) est nettement inférieur à celui des non talibés (700 francs CFA en moyenne). La somme que les premiers versent chaque jour au maître avoisine 300 francs CFA en moyenne.

Kaolack / Drame familial : Trois enfants morts dans un incendie

photo archive
photo archive

    

    

Les habitants de Passoire Ndorong, un quartier kaolackois, se sont réveillés surpris. Aux environs de 10 heures ce dimanche, trois enfants de même famille ont été surpris par les flammes d’un incendie. Ils sont morts sur le coup avant leur évacuation.

 

Ibrahima, Bilal, Badou, trois noms, trois proches, trois victimes. En allant jouer dans un local de stockage de marchandises notamment le pain de singe et l’arachide, ils avaient ignoré que c’était leur dernier jeu sur terre. Ils ont trouvé la mort dans un incendie qui a surpris tout un quartier. A l’origine, certains parlent d’un court-circuit. Les trois enfants âgés entre 3 et 5 ans avaient l’habitude de jouer ensemble sur les lieux. La nouvelle qui s’est vite répandue, a entrainé la mobilisation de presque tout le quartier Passoire Ndorong. Les secouristes ne réussiront pas à sauver les innocents otages..Ils ont tout simplement constaté l’irréparable. Les enfants sont morts calcinés. Les sapeurs pompiers sur place, ont évacué les corps sans vie à la morgue de l’hôpital régional El hadji Ibrahima Niass de Kaolack sous le regard impuissant des curieux qui n’ont pas pu retenir leur larme. Ce drame de Kaolack rappelle celui noté le 03 mars 2013 à la Médina, un quartier dakarois. Le bilan était lourd : 09 talibés (élèves coraniques) ont perdu la vie dans les flammes, 26 autres blessés sur la quarantaine logée dans une maison du quartier. Le chef de l’État qui avait fait le déplacement avait exprimé son indignation. Macky Sall avait soutenu que les enfants doivent être protégés.

Ils ont besoin de la protection comme le stipule la convention de l’Onu relative aux droits de l’enfant.

 

Aujourd’hui, des actions de sensibilisation sur les conditions de vie des enfants devraient être multipliées. En plus des incendies qui tuent les enfants, les agressions sexuelles, la pédophilie, l’abandon, la mendicité, autant d’ingrédients mettant en danger cette couche vulnérable qui n’a que ses yeux pour pleurer au lieu d’afficher le sourire.